ADN

Cela commence comme un fait-divers : Un groupe d’adolescents a l’habitude de se moquer et d’humilier Adam, un camarade de classe. Un jour, ils dérapent. Entraînés les uns les autres par ce qu’ils croient être un jeu, ils finissent par tuer Adam, sans le vouloir vraiment.
Cet acte terrible, qui se produit juste avant le début de la pièce, n’est pourtant qu’un point de départ. Ce qui sera ici en jeu, c’est l’après. Après le crime. Après la catastrophe.

Comment continuer à vivre ? Comment préserver une amitié scellée dans le sang ? Si en apparence la vie continue comme avant, que Sam mange toujours ses mentos et que Léa parle toujours trop, l’acte qu’ils ont commis bouleverse insensiblement chacun de ces jeunes esprits. Remord, culpabilité, folie, peur, égoïsme, violence se bousculent dans ces âmes perdues qui tentent de se construire un futur incertain.

Les lueurs de la rue Cuvier

Paris s’éveille ce 24 Février 1898.

Le jour se lève aussi dans un petit laboratoire désuet, avec ses glouglous et ses sifflements. L’aube brumeuse voit poindre une Mme Curie à la porte de l’Académie des Sciences, forteresse bien gardée de la Science française.
C’est une nouvelle journée qui naît… et une nouvelle lueur.

Bienvenue dans l’atelier des Lueurs de la rue Cuvier ! Au fin fond de ce Paris qui vit au rythme des Expositions Universelles, chemine le sentier semé d’embûches qui mène à la vérité. Pour une femme scientifique qui vient de Pologne commence le merveilleux processus de la découverte.

Marie Curie s’intéresse aux rayons uraniques dont parle Becquerel. A travers la phosphorescence de ces rayons, elle pressent un phénomène étrange au coeur de la matière qu’elle a nommé la radioactivité.

Pourtant, ses recherches fondamentales n’intéressent pas la communauté scientifique, qui préfère développer des applications. Obligée de travailler dans le hangar de dissection de la Faculté de Médecine, Marie entame un long périple jalonné de mille imprévus.
Elle acquière la certitude de l’existence de nouveaux éléments en sachant sacrifier des jours et des nuits, grâce à de nouveaux amis et grâce à l’éveil de l’intérêt de Pierre Curie pour ses travaux.

Finalement, Marie ira bien au-delà de sa découverte en menant un combat idéologique et concret contre les maux de son temps : la guerre.

Con que suenas Diego

Mars 1939
Un camp parmi tant d’autres dans le sud de la France. Nul besoin de le citer. Un camp reste un camp.
Quatre personnages y ont été transférés après avoir vécu la guerre, la défaite et l’exil. Quatre hommes, espagnols et républicains, Angel, un ancien ouvrier de la CNT, Diego, un photographe indépendant, Luis, un milicien réfugié et un personnage dont l’histoire reste floue, surnommé « El Mudo », « le Muet ». Autour de ces figures masculines, «La Mujer», «La Femme» livre un combat intime et bouleversant, celui de retrouver son enfant, enlevé par les franquistes.

Elle lance son dernier cri vers des ravisseurs irréels et cherche inlassablement ce fils volé jusque dans les décombres de sa propre vie. Loin du réalisme des camps, elle évolue dans un espace onirique et évoque la féminité au sens large allant jusqu’à prendre le visage de la république.

Dans la rudesse de l’exil, ces personnages vont se livrer, évoquer un passé sous les bombardements et les privations, s’insurger, se battre. Ils apprendront à connaître leur pays d’accueil avec ses contradictions et ses différences. Ils subiront l’humiliation, la faim, le désarroi, la solitude. Loin de leur famille, de leur terre. Mais les convictions profondes et les combat sont bien souvent les garants de la survie. Et ce combat n’est pas seulement contre le fascisme mais pour la liberté qu’ils vont défendre bien au-delà des frontières.